La carte des nouveaux projets de transports du Grand Toulouse

Par • 29 Juin 2009 • Rubrique: Affaires communales, Presse

La « desserte de Francazal » ( ligne de transport en commun le long de la voie du canal Saint Martory ) réapparait dans cet article. Pas de délai de réalisation. Aucune précision sur le type de transport.

Publié le 19/06/2009 08:40 – Modifié le 19/06/2009 à 10:40 | Philippe Emery

Déplacements. La communauté urbaine propose un projet ambitieux de développement des transports collectifs de l’agglomération pour 1,3 milliard d’€.

La ligne E du tramway pourrait bifurquer vers l'aéroport en 2013. Archives DDM
La ligne E du tramway pourrait bifurquer vers l’aéroport en 2013. Archives DDM

Pierre Cohen a présenté hier un « projet ambitieux » de développement des transports en commun de l’agglomération. Ce plan devrait servir de base au plan de déplacements urbains qui engagera d’ici fin 2009 l’avenir des transports en commun de l’agglomération. Il propose des liaisons par tramway et des bus en site propre. Il sera proposé à l’approbation de la communauté urbaine du Grand Toulouse le 9 juillet, puis à celle du conseil syndical de Tisséo.

LIGNE E À L’AÉROPORT DE BLAGNAC EN 2013

On note en premier lieu le retour en grâce de la desserte de l’aéroport de Blagnac (enfin !) par tram (1,2 km en voie unique alternée) d’ici 2013, elle se brancherait sur la ligne E Beauzelle-Blagnac-Arènes (ouverte fin 2010) prolongée vers Grand-Rond (ou Saint-Michel) en 2013 (ligne Garonne). À Beauzelle, la ligne E pourrait être prolongée ultérieurement vers le futur Parc des Expositions.

TRAMWAY POUR TOURNEFEUILLE ET SAINT-ORENS EN 2015

À horizon 2015, les lignes périphériques Arènes-Tournefeuille (deux tracés possibles qui pourraient à terme cohabiter, l’un en tram l’autre en bus) et Pont des Demoiselles-Saint-Orens (deux tracés là aussi, l’un délicat techniquement car utilisant l’axe étroit de Saint-Exupéry, l’autre desservant Montaudran et son futur quartier d’habitat et d’activités, Aerospace Campus).

Des liaisons connectées sur la boucle tramway du canal desservant Matabiau, Ponts-Jumeaux, Arènes et Pont des Demoiselles (pour l’arrivée du TGV en 2018), avec franchissement ultérieur de la Garonne vers Purpan (connexion ligne E). Le tramway de Tournefeuille pourrait aussi être ultérieurement prolongé vers Plaisance.

BUS EN SITE PROPRE

Des bus en site propres irrigueront le nord toulousain (boulevard urbain nord), le sud-ouest (voie du canal Saint-Martory vers Cugnaux) et le sud-est (liaison multimodale sud-est, dont les travaux sont engagés). Une boucle bus est envisagée utilisant l’avenue Eisenhower, desservant le cancéropôle, relié à Rangueil par téléphérique. La desserte du pôle de Francazal, dont le devenir est incertain mais qui mobilise services de l’État et communes riveraines, sera aussi intégrée.

LABÈGE : TRAM AU LIEU DU MÉTRO

La desserte de Labège constitue un point de blocage très sérieux entre Grand Toulouse et Sicoval. Le président du Grand Toulouse propose, pour la première fois, une liaison tramway en lieu et place du prolongement du métro (ligne B), qui serait, selon lui, trois fois moins chère : « On pourrait, pour le prix du métro à Labège (environ 400 M€), relier par tram à la fois Saint-Orens et Labège », d’ici 2015. Reste que le Sicoval ne veut pas en entendre parler, le prolongement du métro étant seul capable, selon lui, de décharger le trafic automobile dans le secteur. La campagne de communication lancée par le Sicoval pour le prolongement du métro vers Labège a été jugée par Pierre Cohen comme « la goutte d’eau qui fait déborder le vase », un « mauvais coup, parce qu’il dresse les populations les unes contre les autres ». Le coûteux recalibrage des quais de la ligne A à 52 mètres, permettant la circulation de doubles rames de métro, est mentionné mais sans calendrier.


Le casse-tête du financement

Le coût du projet global proposé par le Grand Toulouse est évalué autour d’1,3 milliard d’€. Soit l’équivalent de la dette actuelle de Tisséo, engagée pour réaliser la ligne B du métro et la ligne E du tramway. Une dette que le Grand Toulouse supporte seul, comme collectivité locale, depuis le départ du conseil général de Tisséo, poussé dehors par l’amendement Paillé et par le précédent président de Tisséo, Jean-Luc Moudenc, selon Pierre Cohen (photo). Le maire de Toulouse rappelle que la Ville rose a décidé de consacrer 20 millions d’€ par an (dès 2008) aux transports. « Le Grand Toulouse, avec l’accord de ses 25 maires et de 90 de ses élus (seule l’opposition de droite de Toulouse a refusé) a accepté de doubler son engagement financier pour les transports, en le portant à 80 millions d’€ pour 2009», ajoute le président du Grand Toulouse.

« Des efforts qui permettent de sortir Tisséo du rouge mais pas de financer les nouveaux projets ». Et le patron du Grand Toulouse d’interpeller le Sicoval et le département : « Si rien n’est fait, les efforts engagés par le seul Grand Toulouse permettront tout juste de payer la dette ».

Ph. E.

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Une Réponse »

  1. C’est bien de faire des travaux pour relier un peu plus les villes.
    Mais à propos des bus ou des transports circulaires ? Les bus en étoile (périphérie vers Toulouse et inversement)) ne permettent pas de faire le tour de Toulouse… (Exemple : Cugnaux – Blagnac en voiture : 40 à 50 mn selon les bouchons / en transport en commun : bus 47, métro jusqu’à patte d’Oie, bus 66 : en comptant le temps entre chaque correspondance : 1h35 mn à 1h45 mn). Normal que l’on soit obligé de prendre la voiture. C’est la même chose pour beaucoup de villes autour de Toulouse. D’où l’utilisation des voitures et bien sûr de nombreux bouchons.