Francazal deviendrait une « zone d’activités »

Par • 12 Sep 2008 • Rubrique: Presse, Presse Francazal

Lu dans la presse

Cugnaux. Francazal va devenir une zone d’activités

Il n’y aura ni logements étudiants, ni zone de fret. A l’horizon 2010, la base aérienne 101 s’ouvrira aux entreprises.

G.B | 11 Septembre 2008 | 09h40

La base aérienne a résisté à toutes les tempêtes de l'histoire depuis sa création il y a 74 ans. Dans deux ans, elle achève définitivement son histoire.
La base aérienne a résisté à toutes les tempêtes de l’histoire depuis sa création il y a 74 ans. Dans deux ans, elle achève définitivement son histoire.

Le gouvernement l’a laissé croire jusqu’au bout. Mais la mutation de Francazal en base interarmées n’était finalement qu’un leurre. Le projet représentait pourtant une sortie honorable pour l’aérodrome légendaire qui a résisté à toutes les tempêtes de l’histoire.

Finalement, il a été décidé que Françazal serait rayée des cadres à l’été 2010 et son activité définitivement transférée à Orléans. Maintenant qu’on lui a coupé les ailes, que va devenir la « 101 », dite base Lionel de Marmier ? « Tout est possible, qu’il s’agisse d’activités industrielles, de logements sociaux. Je suis à l’affût de toute information pertinente. Il y a beaucoup d’idées qui germent dans des esprits féconds… », répond le commandant de la base, le colonel Denis Le Meur.

Fausses rumeurs

En fait, la décision serait déjà prise à l’échelon de la Défense. Le maire de Cugnaux, Philippe Guérin a rencontré, hier, le délégué aux Restructurations Laurent Pellegrin. Le dossier semble bien avancé et les pistes qui ont nourri la rumeur ces derniers jours se dégonflent une par une. La conversion des locaux en logements étudiants est exclue. Trop cher, trop loin du centre et des facs. Tout aussi repoussé le projet de transformer Francazal en plate-forme de fret pour désengorger l’aéroport de Blagnac. Les pistes de décollage sont trop courtes et les nuisances sonores trop fortes.

On s’acheminerait en fait vers la création d’une zone d’activités à vocation aéronautique. L’État cédera les terrains et les opérations d’aménagement seront placées sous la maîtrise d’ouvrage de la Communauté d’agglomération du Grand Toulouse et des communes riveraines. « Il faudra monter un projet compatible aux souhaits de l’ensemble des collectivités territoriales », précise Philippe Guérin.

Une réunion aura lieu à la mi-octobre. Elle sera présidée par le préfet qui se trouve chargé de mettre en place un groupe de travail. Il y sera évoqué à cette occasion, comme l’Etat s’y est engagé, le niveau des compensations financières allouées à la suite de la disparition de la base aérienne.


Un comité d’écriture pour raconter l’histoire

C’est une page d’histoire qui se tourne. On n’oubliera pas les générations de pilotes qui ont été formés sur cet aérodrome où les symboles demeurent. C’est de Francazal que partit Mermoz pour son ultime voyage. C’est là que séjournèrent brièvement St-Ex et les héros de l’Aéropostale. Depuis que la disparition de la base 101 a été officialisée, une équipe d’historiens et d’anciens envisagent de réécrire l’histoire de Francazal qui porte encore les stigmates des bombardements de 44. Un comité d’écriture va être mis en place pour conserver la mémoire de cette base.


Blagnac : n°1 pour le fret

L‘aéroport de Toulouse-Blagnac vient de confirmer sa première place des aéroports de Province pour le transport de marchandises. La dernière étude sur cette activité méconnue de la plateforme aéroportuaire révèle qu’en 2007, l’aéroport a généré un trafic global de 78 472 tonnes soit une hausse de 19 % ! L’étude générale cargo menée par l’aéroport met en évidence une forte hausse du trafic international notamment vers les pays émergents d’Asie : quatre des dix premiers pays partenaires se trouvent dans cette région du monde. Les échanges portent principalement sur des appareils électroniques et des articles textiles.

Toutefois, l’Amérique du Nord reste toujours la première région partenaire de Toulouse-Blagnac, avec un quasi-monopole pour les États-Unis (près de 36 % du trafic général cargo en 2007). L’Amérique du Sud est quant à elle reléguée au second plan, avec un trafic en baisse de 36 % et des échanges avec le Chili en forte régression (- 64 %). Toutefois, 40 % du volume global est assuré par Airbus notamment avec les vols du Beluga. L’essentiel des vols dédiés aux marchandises a essentiellement le hub de Charles-de-Gaulle comme principale escale. L’aéroport de Toulouse-Blagnac est amené à traiter tous les types de fret (fret express, produits agroalimentaires et périssables, matières dangereuses, animaux vivants, etc.).

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